jeudi 2 juillet 2009

Voyage dans le désert (partie 2)

Les gens sont généralement très aimables et content de me donner un coup de main. En tant qu’étranglé, je me fais toujours regarder un peu de temps en temps, même à Beijing mais là dans les petites villes, ça tourne presque à la farce. Des fois, on me regarde comme si je descendais d’un OVNI alors je m’assure que ça tourne à la farce. Je leur fait d’énormes sourires exagérés et « bye-bye » de la main ce qui ne manque pas de les faire rire. C’est tout particulièrement le cas des jeunes chinoises qui sont de nature très timide. Le moindre petit regard coquin et les voilas en éclat de rire, les mains au visage essayant en vain de cacher leur gêne. C’est hilarant! Parfois, l’une, un peu plus dégourdi que les autres, essaye de convaincre ses amis d’aller parler avec l’étranger. Alors il n’est pas rare que certains(es) viennent me demander d’où je viens, qu’est-ce que je fais, etc. … Voyager tout seul comme ça m’aide beaucoup à pratiquer et apprendre un peu de Mandarin. En temps normal, je me fit trop souvent sur mes amis qui parlent mieux que moi pour tout gérer mais là, c’est à mon tour et c’est très bien ainsi.

En fait, je ne suis pas tout-à-fait seul. En voyageant, on rencontre toujours des compagnons de route. Pour le moment je suis en compagnie de Raymond, un Chinois qui est atterris chez la famille de fermier quelques jours auparavant. Ensemble, on passe une journée complète dans la petite ville de Zhangye à attendre le train en direction de Dunhuang. Un coup arrivé à destination, mon comparse Chinois est beaucoup plus pressé et stressé que moi d’aller visiter. Alors je le laisse partir pendant que je m’installe à l’auberge de jeunesse pour une session intense d’internet. À peine une semaine sans internet et j’en ai presque les mains qui trembles. Bon j’exagère peut-être un peu mais j’ai quand même un manque certain d’email, chattage, facebookage, bref de connexion, à combler. Je m’y affaire donc pendant quelque heures dans une belle cours intérieur bien décoré style chinois de cette merveilleuse auberge de jeunesse située au littéralement aux pieds d’immenses dunes de sable. Elles sont parmi les plus hautes en Chine si ce n’est du monde. J’ai atteint ma destination et c’est très impressionnant.

Plus tard dans la journée, je parts explorer la belle petite ville de Dunhuang. Les gens sont gentils et surtout moins dérangés par le fait de se faire prendre en photos que les Pékinois. J’en profite donc amplement. Vers la fin de la journée, il me prend un envi de manger des ailes de poulets épicées accompagnées d’une bonne bière froide sur une terrasse. Je trouve tout ça sur une belle petite rue à caractère touristique. L’ambiance et les propriétaires sont charmants et je m’installe donc confortablement sous les regards amusés des gens autour. Je mange avec appétit jusqu’à ce que je m’informe du prix. Normalement, ce genre de repas ne vaut pas la peine de demander comment ca coûte tellement que ce n’est pas chère. Je fais le saut quand je réalise que c’est 2 à 3 fois le prix auquel je m’attendais. Ce n’est pas encore tant que ça mais juste par principe… Je me rappel de tâcher d’apprécier mes dernières bouché en me disant d’attendre, de prendre ton temps et de voir ce qu’il allait bien ce passer.

Pendant que je sirote ma deuxième, et ce qui ‘enligne pour être ma dernière, grosse bières devant une grande table vide, quand un groupe de 5-6 chinois arrivent l’air de se demander où s’assoir. Me sentant d’humeur sociale, je les invites à prendre place à ma table mais ils décident d’opter pour l’intérieur du restaurant. Quelques minutes plus tard, l’un deux ressort et s’assoies avec moi. On essaye de jaser un peu et quand je lui demande quel est sont travail, il m’amène voir sont véhicule, un SUV de police. Il m’invite ensuite joindre sa table avec ses amis, deux autres hommes et une femme. Celui à mes coté peu dire quelques très rares mots d’Anglais alors on jase un peu et l’autre ne cesse de nous faire boire de la bière. Ils se servent de petits verres qu’ils boivent cul-sec en disant « Gan bei! » l’équivalent de « Chin Chin! » Les bières ainsi que les brochettes d’ailes de poulet arrivent à flot et sans relâche. Nous sommes tous un peu pompette et mon voisin à peine à contenir ses émotions alors qu’il me raconte, étant un Canadien, à quel point tous les Chinois, sans exception, connaissent et louangent le
Dr. Bethune (cliquez pour plus de détails). L’homme policier, se tient un peu plus à l’écart mais essayer quand même de m’extirper les vers du nez en me demandant où je reste, mon numéro de téléphone. Je reste très très vague ce qui n’est pas très difficile à faire étant donné mon niveau de Mandarin. Des fois, c’est mieux de ne pas comprendre… On m’explique que c’est, ce qu’ils appellent, le « Ge ge » (frère) ou « Da ge » (Grand Frère) de la place. D’après ce que j’ai entendu depuis que je suis en Chine, ce genre de personnages, plus sauvent qu’autrement des Officielles du Gouvernement ou des Policiers, qui débarquent avec leur cours d’amis en roi et maître dans l’attendre de se faire recevoir gratuitement sont encore choses courantes. Dans l’ouest on appellerait ça de la corruption mais ici, il semble que ce soit chose presque normal. Ce n’est qu’une question de s’assurer que tout tourne bien et dans le bon sens, avoir des de bonne relation avec des gens d’influences pour attirer les faveurs et éviter les ennuis… Ils appellent ça, avoir du Guanxi et c’est d’une importance capitale quand vient le temps de faire des affaire en Chine. Normalement je trouverais ça totalement inacceptable mais là, c’est j’en bénéficie aussi puisque faisant maintenant partir du groupe d’ami du « Dage » ma facture y passe aussi, donc tout est gratuit. Je finis donc la soirée de très bonne humeur à déambuler un peu croche dans les rues de Dunhuang.

De toute évidence, la vile capitalise sur le tourisme. Ça se reflète clairement dans les prix. Encore une chance que je suis encore pendant la saison basse puis que quelques semaines plus tard et beaucoup de prix auront augmentés et certain même doublés. Il y a même une entrée payant pour le désert. Il faut dire qu’il y a aussi un genre de petit temple bordé d’une oasis a moitié asséchée. Je trouve ça un peu fort, surtout que tout ce que je veux vraiment voir, c’est les désert et ce temple ne m’intéresse guère. J’entreprends donc d’aller me promener dans les dunes mais au-delà de la zone clôturée. Grimper une dune de sable n’est pas chose compliqué mais certainement pas de tout repos non plus. Tu fais 3 pas et tu en recules 2… Néanmoins, je suis bien content de pouvoir y être. Rendu au sommet, je peux même apercevoir au loin le fameux petit temple que je ne suis pas supposé voir sans payer. Le vent souffle le sable de plus en plus fort et le soleil couchant disparait peu à peu.

Sur le chemin du retour Je croise plusieurs fermiers à motos suivit de près d’une caravane de chameaux. Ils rentrent chez eux après une journée de travail dans le lieu touristique. J’arrête chez des fermiers pour prendre des photos et commencer à négocier un petit tour de camping en chameau dans le désert. L’auberge offre ce tour mais encore là, c’est un peu cher. On laisse ça comme ca espérant que la température et surtout la visibilité dans les jours qui suivent sera plus propice à un beau couché de soleil.

L’auberge de jeunesse, bien que dès plus charmante, reste plutôt vide pour les premiers jours et jusqu'à temps que trois autres voyageurs : un Français, un Allemand, et un Colombien se pointent à leur tour. Ensemble, on va payer une visite aux fameuses Grottes de Moguao (cliquez pour plus de détails). L’entrée n’est pas donné et notre guide plutôt ordinaire. Passons…

Maintenant que nous sommes quatre, on a un peu plus de poids pour négocier pour un meilleur prix avec le fermier propriétaire de chameaux. Ce n’est pas facile mais on fini par s’entendre et tout le monde est comptant. Les premiers moments en chameau font une certaine impression, ce sont quand même de gros animaux et quand ils s’effarouchent, faut se tenir comme il faut… Tellement qu’après un petit bout, deux d’entre nous (les 2 Européens pour ne pas les nommer… ;-) décident sans regret de faire le reste du chemin à pied. On n’a pas le temps de se rendre très loin puis que l’on éprouve plusieurs petits pépins. Le VVT (4 roue) supposément brise avant même d’être sorti du village et un des chameaux ne se sent pas trop dans un étant d’âme axé sur la coopération. Il le fait d’ailleurs clairement savoir à notre guide en lui régurgitant dessus une bonne partit de son dernier repas. Malgré tout, l’expérience en vaut la peine, en fin peut-être pas pour le guide mais bon…, c’est le fun. Après un souper très léger composé de noix et de biscuit achetés à la dernière minute, on part grimper une dune en pleine noirceur. Nu pied dans le sable fin, le vent chaud souffle sur le sable fin, c’est le nirvana…

Le lendemain, après une courte balade en chameau pour retourner à la ferme et payer nos dus, on part pour la ville. C’est notre dernière journée à Dunhuang. On est tous organisés pour partir que plusieurs heures plus tard alors entre temps, je décide d’aller à la billetterie de train pour voir si je peux partir plutôt. Au comptoir, ce trouve des hommes Chinois tous amassés devant la fenêtre pour acheter des billets. Ce sont en fait des agents de billet de train et n’ont rien à branler de faire la file. Ils me laissent néanmoins poser mes questions à la fille et m’aident même à organiser tout ça. On jase, on fait des jokes et on devient ami peu à peu. Tellement que le celui à l’air le plus mafieux d’entre eux veut m’amener visiter le bordel de la place. Je refuse poliment crampé de rire.

Un coup que tout est arrangé, je parts retrouver les autres dans un café où l’on passe le plus clair de la journée à attendre le grand départ. Pendant ce temps, une énorme tempête de sable comme je n’en ai encore jamais vu, s’abats sur la ville. On peut à peine voir 30 ou 40 mètres en face de soit. La tempête est dense et intense. Apparemment, cette ville de désert ne voit que des tempêtes de cette magnitude que 3 ou 4 fois par année.

Je dois partager un taxi pour me rendre dans une petite ville voisine pour prendre mon train de retour vers Beijing. Là aussi, la visibilité est part moment pratiquement nulle et ça me rappelle les grosse tempêtes de neige de chez moi. Après quelques heures passées dans un hôtel bas de gamme, j’embarque enfin dans mon train pour un dernier bout de chemin. Le trajet est long et sans événement.

« Home Sweet Home » à Beijing mais pas longtemps…

mercredi 17 juin 2009

Voyage dans le désert (partie 1)



J’ai toujours eu un certain attrait pour les déserts sans trop savoir pourquoi. Le désert de Gobi, l’un des plus grand du monde, se trouve en partie en Chine. En fait le nord de la Chine est très sec et à plusieurs endroits, totalement désertique. Ayant une fois de plus le temps et l’envie de me promener, je décide de partir à l’aventure une fois de plus et comme il se doit, sans trop de planification. Tout ce que je sais c’est que j’ai envie de voir de grosses dunes de sable et à ce qu’on m’a dit, les plus grosses dunes de sable se trouvent à Dunhuang. Je dois d’abord prendre un train jusqu’à Jiayuguan pour ensuite faire un transfert de train. Alors quelques jours avant de partir, je passe par la Gare Centrale de Beijing pour m’acheter un billet. Le grand départ vers l’inconnu est fixé pour dimanche midi.



Le train est probablement la façon la plus agréable et relativement bon marché de voyager en Chine, surtout quand on peut avoir un lit. Un coup installé, je fais graduellement connaissance avec mes 5 autres compagnons de cabine. Tous Chinois bien sûr, 2 couples ainsi qu’un autre homme seul qui s’éclipse rapidement vers nos voisin pour jouer aux cartes et boire de l’alcool forte (54%) appelé «Baijio» C’est carrément imbuvable mais les Chinois (surtout hommes) semblent en être friands. C’est du moins un certain rite de passage et un incontournable pour les hommes d’affaires. Pour faire des affaires en Chine il faut être capable de boire du Baijio en grande quantité et ne jamais, au grand jamais refuser une cigarette.



De notre côté, on me pose les questions habituelles : De quel pays je viens? Combien ça fait de temps que je suis ici? Qu’est-ce que je fais ici? Est-ce que j’aime la Chine? etc… Par chance, l’un d’eux baragouine quelques mots d’anglais, à peine plus que moi en Chinois, ce qui n’est pas beaucoup. Mais en faisant un peu d’effort chacun de notre côté, on fini par se comprendre la plupart du temps.





C’est vraiment intéressant de regarder les paysages défiler. Ça fait du bien de voir des choses différentes que ce auquelles je suis habitué de voir à Beijing. Le contraste est simplement énorme. La Chine rurale est vraiment plus pauvre. Et même là, on y voit souvent des publicités pour des compagnies de cellulaire, l’équivalent de Bell ou Rogers, de peinturées sur des murs en terre battue. D’autres fois, ce sont de gros édifices modernes où de gigantesques monuments couronnés de statues chromées au milieu de la Chine rurale profonde. C’est à ce demander : mais qu’est-ce que ca peut bien faire là? Bref les contrastes et contradictions abondent partout et dans tous les sens.

Quelques 32 heures après mon départ, j’arrive enfin à Jiayuguan. Avec l’aide du voisin de cabine, je me dirige vers l’hôtel que m’avait recommandé mon ami Li Tao. À première vue, l’hôtel, ainsi que la ville elle-même me semblent être sans grand intérêt. Il est passé 9 heures du soir et je parts donc à la recherche d’une bonne bière froide. C’est au fond d’une ruelle noire, dans un genre de regroupement de tout petits comptoirs/restaurants extérieurs que je la trouve. Deux cuisiniers m’invitent à m’assoir avec eux pour jaser un peu, enfin du moins, on essaye. Après ma bière, je retourne vite fait retrouver ma très ordinaire chambre d’hôtel.

Le lendemain matin, alors que je suis à la cherche d’un déjeuner, je passe en face d’un magasin où l'on imprime des photos. Une belle grosse photo attire tout particulièrement mon attention. Ça ressemble un peu au Grand Canyon mais inversé, c'est-à-dire des montagnes rayées orangées. Alors je m’informe : Ce n’est pas très loin d’ici? Pas trop compliqué de s’y rendre? Il semble que non, alors je demande gentiment à la préposée derrière le comptoir de m’écrire la route à prendre sur un bout de papier. Bien que je n’y comprenne évidemment rien du tout, mais ce petit bout de papier devient néanmoins très important puisque c’est le seul indice que j’ai pour me rendre à cette nouvelle destination. Je retourne à l’hôtel ramasse mes petits et je marche jusqu’au terminal d'autobus. Je montre mon bout de papier et on me file un billet. Par chance mon bus est justement sur le point de partir. Quatre heures et demi plus tard on se trouve dans une petite ville perdue, j’ai aucune idée où je suis et on me fait signe de débarquer. Une dame souriante se trouve juste là alors je lui montre mon petit papier magique : je veux aller là! Elle m’amène gentiment quelques pas plus loin vers l’entrée d’une autre gare d’autobus où, une fois de plus, je montre ma petite note et on me file un deuxième ticket de bus. Cette fois-ci, elle est bondée de monde. Les paysages sont immenses, plats, et très désertiques. Les seules autres endroits où j’ai vu d’aussi grands horizons sont sur de grands étendus d’eau et dans les plaines canadiennes. Un ciel immense avec un horizon parfaitement plat. Le sol est souvent très rocailleux, on se croirait dans un autre monde. Au loin j’aperçois vaguement de hautes montagnes aux sommets enneigées. Nous sommes si petits et insignifiants dans notre autobus perdu au beau milieu d’une mer aride.

Cette fois-ci, c’est dans un petit village très rustique que l’on me demande de débarquer. Tous les regards se tournent vers moi, au fin fond de l’autobus, alors que je dois me faufiler à travers l’allée centrale pleine de monde. Il est environ 18h30 et il n’y à pas l’ombre d’un restaurant, encore moins d’un hôtel. Tout ce que je vois, c’est une pancarte avec une photo semblable à celle qui m’avait inspiré ce petit détour. Par chance, en me dirigeant vers la pancarte, un jeune homme me rejoint et m’invite à le suivre dans sa maison. C’est une maison avec cours intérieur typiquement chinoise et très invitante avec tous ses arbres en fleurs. Ce sont des fermiers qui font aussi office « d’auberge » de la place, et tout particulièrement pour les photographes avides de paysages spectaculaires à photographier. Ils ont pleins de belles photos sur tous les murs.

Le soleil commence justement à descendre, je lui demande si on peut aller voir ça de plus prêt. Alors on embarque tous les deux sur ca mobylette et on part vers les montagnes. Très vite, je réalise la chance que j’ai eu d’être tombé sur cette piste et d’avoir suivi le filon. Ça en valait vraiment le coup. C’est tout simplement splendide. Enfin je me trouve dans un endroit totalement naturel, à mille lieux de la pollution, du bruit, du rythme infernale des grandes villes comme Beijing. Me voilà enfin perdu dans les montagnes au beau milieu de nulle part et ça fait tellement de bien.

L’endroit est tellement charmant et les gens si accueillants que je décide de rester quelques jours. Bien que ce ne soit qu’un bref aperçu, c’est quand même très intéressant de vivre sur une ferme. Ils cultivent leurs propres légumes, élèvent leur poules, montons et vaches. Ils ont même 2 chameaux à l’arrière pour ceux qui voudraient les prendre en photos dans les montagnes. Ils travaillent tous dur et sont visiblement bien en forme.

La visibilité n’est pas à sont meilleure lors de la deuxième et troisième journée à cause de tempêtes de sables. En fait ça ressemble d’avantage à de la brume que du sable. Ayant donc un peu de temps à tuer, je passe mes après-midis à essayer, malgré eux, de leur donné un coup de mains ce qui les fait rire un peu. « On » construit un genre de lavabo multiple dans la cour intérieur avec des briques et du ciment.


Ils parlent un Chinois local qui m’est à peu près incompréhensible. Le garçon de la famille ne baragouine que quelques très rares mots en anglais. L’expérience de voyager seul est une excellente occasion de me pratiquer et de garder le tout en mémoire vive si on peu dire. Sans vouloir trop m’en faire à croire, puisque de toute évidence je suis encore très limité, je réalise que mes cours ont portés fruit. Je m’encourage de voir que j’arrive à me faire comprendre assez souvent. La communication n’est jamais facile mais bon, je me surprends quand même un peu puisque elle est néanmoins possible.

vendredi 6 février 2009

D'la glace en masse

Ça fait maintenant presque 3 mois que je n’ai rien ajouté à mon blog. Je n’en suis pas très fier mais bon… comme je l’ai souvent souligné, peu importe où l’on s’installe, veut veut pas, les petites routines finissent toujours par s’installer. Je n’ai plus du tout l’impression de voyage ni d’exotisme, c’est le quotidien tout simplement… Par contre, je dirais que la vie est ici est, pour moi, quand même un peu plus stimulante. Je ne sais pas si c’est l’effervescence générale de la ville ou si c’est la communauté d’expats plutôt jovial, mais je ne n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer. Ainsi les temps derniers pourraient se résumer en des soupers entre amis suivies de soirée en ville, d’événements organisés, et bien sûr de party, le tout parsemé de contrats photos et autres petites jobines… Il y aurait plein de petites histoires, et de péripéties à compter mais ça, c’est rendu l’ordinaire et donc plus pour le blog… Par contre mon dernier petit voyage est tout-à-fait de mise.

Chaque année depuis 1985, a part quelques éditions datant d’avant la révolution culturelle, il y a un gros festival international de sculptures de glaces dans la ville de Harbin au Nord-est de la Chine. Ça attire des gens d’un peu partout incluant mon ami Jeff et moi-même de Beijing. Le seul hic c’est que on décide de partir juste avant la plus importante fête chinoise, le Festival d’Automne, aussi appelé le Nouvel An Chinois, ce qui implique la plus grand migration humaine au monde. Tout le monde part des grandes villes pour retourner dans leur famille respective pendant leur vacance. Ca fait que les trains sont tous bien remplis et évidemment que l’on ne se prend pas trop à l’avance. Comme de fait il n’y a pas de billet pour Harbin mais seulement jusqu’à Shenyang, une grosse ville à mi chemin. On décide de tenter notre chance malgré tout en se disant qu’il va surement y avoir plus de disponibilité à partir de Shenyang pour se rendre à Harbin. Par chance, Jeff à des ami sur place, Alex et sa femme Jessica, qui nous ouvrent grand leur porte pour y passer la nuit si besoin il y a.

On arrive à Shenyang en début de soirée. Première chose que l’on fait c’est de s’informer s’il y a des billets pour Harbin et heureusement, il y a. Le train part de lendemain matin alors nous acceptons volontiers l’invitation de passer la nuit chez Alex et Jessica. Ils nous reçoivent extrêmement bien et avons même droite à chacun notre chambre et lit double.

On arrive à Harbin le lendemain après-midi. On se trouve une chambre d’hôtel pas chère et tout prêt de la gare de train. Après une petite pause, on s’habille très chaudement car il fait très froid, on prend une collation de «dumplings» on part à la recherche du premier de 3 sites de sculpture de glace. En se promenant un peu, je réalise rapidement que Harbin est une ville beaucoup plus grosse et populeuse que j’avais préalablement imaginé et même espéré, question d’enfin sortir de la grosse ville. Autre constatation, l’architecture locale porte une tinte quelque peu européenne par certain endroits et plutôt russe par d’autres ce qui est intéressant.

On finit trouver le site en question. Dès notre arrivé il est clair que la thématique que Disney est prépondérante, ils ont définitivement signé la facture pour se site. Les sculptures, ou peut-être qu’il serait plus approprie d’appeler ça des structures, de châteaux, de bateaux, de grandes glissades et autres sont quand même impressionnantes. Tout est illuminé de l’intérieur et c’est bien beau.

Le lendemain, toujours prêt à faire face au froid, on se dirige tranquillement vers le plus gros et plus connus des trois sites. Il est un peu en retrait de la ville mais on s’y rend en autobus public sans problème. On arrive en milieu d’après-midi, un peu trop à l’avance puis que le moment le plus spectaculaire est à la tombé de la nuit. C’est a se moment que les bâtiments de glace se revêtent de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Alors en attendant, on se promène un peu quand même, et on tombe sur une patinoire. Les traditionnels patins à glace, comme ceux auxquels nous sommes habitués, ne semblent pas faire fureur en Chine, enfin d’après ce que j’ai pu voir jusqu'à maintenant. Par contre ils utilisent beaucoup des genres de vélos modifiés sur lames. Ça fonctionne relativement bien, sauf pour les freins et la direction…, mais c’est surtout beaucoup plus facile et quand même très amusant. À la tombé du jour, toute la magie de l’endroit se manifeste. L’endroit prend vie. C’est tout simplement magnifique…





























































Après tout un après-midi et une soirée passée au grand air froid de Harbin, on décide passer la nuit dans un spa chinois. Pour moi c’est une nouvelle expérience bien que ce soit très populaire en Chine. Il y en a partout... À, mes yeux, c’est quand même un peu étrange comme concept. En fait, c’est ni plus ni moins des gros bains commun, les sexes sont ségrégés bien entendu, avec douche, sauna et toutes les facilite pour relaxer et se laver. En suite ils te donnent un pyjama et tu peux ensuite passer au buffet ou à la sale de jeux, ou de télévision, ou te faire masser, etc. C’est en fait une activité un peu familiale où tout le monde se promène en pyjama dans ce qui peut ressembler à un hôtel. Un des côté étranges de l’affaire est malgré l’aspect un peu familial de ces endroits, c’est qu’ils offrent à peu près tous des massages « spéciaux avec extras » et autres « services » moyennant un tarif supplémentaire il va s’en dire. Il y en à donc vraiment des activités pour toute la famille... De notre côté, on se comptente du tarif de base qui est beaucoup moins chère qu’un nuit à l’hôtel, inclus 3 repas buffets et le droit de rester dans l’endroit 24 heures et donc d’y passer la nuit évachés sur des divans assez confos. Une façon économique de voyager en Chine pour ceux que ça intéresse…

Après 24 heurs d’intense relaxation, on prend tranquillement le chemin du retour vers la gare de train. On décide de faire un autre arrêt à Shenyang, question de profiter de la généreuse hospitalité de Alex et Jessica pour visité un peu la ville. Le premier jour, on va visiter la Cité Interdite qui à précédée la suivante, dernière et beaucoup plus grosse de Beijing. La capitale Chinoise n’as pas toujours été Beijing mais c’est plutôt déplacée souvent travers les âges. Le reste de la ville nous apparait semblable à bien d’autres villes industrielles chinoises de grandeur moyen avec leur demi-douzaine de million d’habitants. On entame donc le dernier bout de chemin de retour vers Beijing dès le lendemain soir.











































Depuis mon retour à Beijing, c’est un peu le même petit train train qui continue. Nous somme présentement vers la fin des festivités du nouvel an Chinois (voir l’entrée de blog « Bonne Année ?!?! posté en Février dernier). J’ai aussi recommencé a suivre des cours de Mandarin. Ça rentre tranquillement pas vite… Je me prépare aussi à enseigner des cours de photographie durant le mois de Février. Bref la vie continue et j’espère continuer mon blog avant trop longtemps cette fois-ci… ;-)



Un grand merci à Jeff Levinson et http://www.lunetours.com/ pour l'organisation de se voyage